Deux ans plus tard, l’Ukraine est provocante mais sur la défensive


Le débat sur la mobilisation fait rage et le gouvernement a été contraint de réviser un projet de loi destiné à rendre plus difficile son contournement.

“Nos unités manquent de personnel. Nous avons besoin de jeunes, de moins de 40 ans. Et le plus important, c’est qu’ils soient motivés”, a déclaré à l’AFP un commandant de bataillon près de Bakhmut en décembre.

En matière d’armement, la situation est incertaine en raison des frictions aux États-Unis autour de la poursuite de l’aide, sur fond d’élections présidentielles.

L’Europe a débloqué son dernier plan d’aide de 50 milliards d’euros (55 milliards de dollars) – non sans difficulté – mais est loin derrière ses promesses de livraison de munitions.

Sans assistance et avec sa propre industrie de défense gravement épuisée, l’Ukraine ne sera pas en mesure d’affronter la Russie, qui a mobilisé son économie pour la guerre.

Kiev compte cette année sur les livraisons d’avions de combat F-16 qu’elle réclame depuis des mois.

Celles-ci devraient compenser le manque d’artillerie pour stopper les assauts russes et soutenir les offensives.

L’Ukraine multiplie également la production de drones, arme devenue indispensable dans cette guerre.

Dans le même temps, Kiev demande davantage de fournitures occidentales pour renforcer ses défenses aériennes contre les barrages presque quotidiens de missiles et de drones russes.

“En 2024, la priorité sera de chasser la Russie du ciel”, a déclaré le ministre des Affaires étrangères Dmytro Kuleba.

“Celui qui contrôle le ciel déterminera quand et comment la guerre prendra fin.”



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