L’Iran libère des journalistes emprisonnés pour avoir couvert la mort de Mahsa Amini


Les autorités iraniennes ont libéré les journalistes Niloufar Hamedi, 31 ans, et Elaheh Mohammadi, 36 ans, de la prison d’Evin, après plus d’un an d’emprisonnement pour leur couverture de la mort controversée de Mahsa Amini.

Les deux journalistes, libérés sous caution de 100 milliards de rials (192 307 dollars) chacun, font actuellement appel de leur condamnation. La cour d’appel déterminera leur sort, tandis que les journalistes, bien que sortis de prison, seront confrontés à des restrictions de déplacement.

Contexte – Décès de Mahsa Amini

Mahsa Amini, une Kurde iranienne de 22 ans, a été arrêtée pour violation présumée des règles vestimentaires strictes pour les femmes et est décédée tragiquement en détention en raison de cette politique morale.

Le calvaire des journalistes a commencé lorsque Hamedi, photographe du journal Shargh, a été arrêté peu après la mort d’Amini pour avoir publié une photo de la famille en deuil sur les réseaux sociaux.

Mohammadi, journaliste du journal Ham Mihan, a été arrêté alors qu’il couvrait les funérailles d’Amini à Saqez, qui se sont transformées en manifestation.

Le site Mizan Online, lié au système judiciaire iranien, a rapporté en octobre que les deux journalistes avaient été reconnus coupables de collaboration avec les États-Unis, de complot contre la sécurité de l’État et de propagande contre la république islamique.

Mohammadi a été condamné à six ans de prison, tandis qu’Hamedi a été condamné à sept ans pour les mêmes chefs d’accusation.

En outre, ils ont été condamnés chacun à des peines de cinq ans pour complot et d’un an pour propagande, à purger simultanément.

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Répression des médias et manifestations généralisées

En août, les médias iraniens ont révélé que plus de 90 journalistes avaient été interrogés ou arrêtés depuis le début des manifestations qui ont suivi la mort d’Amini.

Les autorités, attribuant les troubles à l’influence occidentale, ont accusé les manifestants de participer à des « émeutes ». Les manifestations ont fait des centaines de victimes, dont des membres des forces de sécurité, et des milliers de manifestants ont été arrêtés.

(Avec la contribution des agences)



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