Que souhaitez-vous savoir


Qu’est-ce qui est différent dans la dernière résolution ?

L’adoption lundi de la résolution sur Gaza est un changement de paradigme rendu remarquable moins par le vote de 14 membres sur 15 que par l’abstention notable de l’Amérique.

En n’opposant pas son veto à cette résolution comme il l’a fait pour les trois précédentes, Washington l’a laissée passer, même si elle ne l’a pas pleinement approuvée.

Et ce faisant, il a pris ses distances avec Israël sur la question de Gaza et s’est écarté du soutien quasi-total d’un allié qui a largement résisté à l’épreuve du temps.

Les archives montrent qu’au cours des cinq dernières décennies, les États-Unis ont opposé leur veto à au moins 50 résolutions du Conseil de sécurité sur Israël, allant des colonies illégales dans les territoires occupés à la violence contre les Palestiniens.

La divergence de cette semaine amplifie la dissonance croissante entre les administrations Biden et Netanyahu sur la gestion du conflit par ce dernier et l’escalade du coût humanitaire.

Que se passe-t-il maintenant ?

La question est de savoir si le changement de cap des États-Unis aura un impact sur un conflit qui a tué plus de 30 000 personnes en moins de six mois.

À tout le moins, un cessez-le-feu pourrait ouvrir la voie à des livraisons d’aide plus efficaces et sauver des vies dans et autour de la bande de Gaza au cours des deux prochaines semaines.

Mais ce ne serait aussi qu’un cessez-le-feu parmi une bataille tentaculaire et multiple dont les racines remontent à des décennies.

Dans le contexte du conflit israélo-palestinien plus vaste et prolongé, cela pourrait être considéré comme un pansement sur une blessure par balle.



Source link