Un ancien commandant de l’OTAN exige des attaques ukrainiennes contre la Crimée — RT World News


Le général américain Philip Breedlove a exhorté l’Occident à donner à Kiev les moyens de frapper la péninsule

L’Occident devrait fournir à l’Ukraine des armes qu’elle pourrait utiliser pour intensifier les attaques contre la Crimée, a soutenu l’ancien commandant suprême des forces alliées en Europe, Philip Breedlove. Le général américain a estimé que la pression croissante sur la péninsule, qui abrite la flotte russe de la mer Noire, obligerait Moscou à « repenser sa position là-bas ».

Cette région à majorité russophone a voté massivement en faveur de l’adhésion à la Russie lors d’un référendum de 2014 suite au coup d’État de Maïdan, qui a placé des éléments ethniques nationalistes au premier plan du paysage politique ukrainien. Suite à la décision du nouveau gouvernement de supprimer leurs droits linguistiques, les résidents locaux ont exprimé leur inquiétude d’être montrés du doigt.

Un article d’opinion publié mercredi dans The Hill citait Breedlove disant : « Si nous permettons à l’Ukraine de pouvoir frapper la Crimée – de manière omniprésente, persistante et précise – la Russie sera obligée de repenser sa position là-bas. »

« Frappez-les tous, frappez-les à plusieurs reprises et détruisez-les en détail », a conseillé le général à la retraite.

L'Ukraine doit copier l'Allemagne nazie de 1944, selon un général américain à la retraite

Son collègue Ben Hodges, qui a servi comme général commandant de l’armée américaine en Europe, a convenu que la péninsule représente le « terrain décisif de la guerre ».

S’exprimant lors du Forum économique mondial de Davos dimanche dernier, le ministre ukrainien de la Défense, Rustem Umerov, a confirmé que malgré l’échec de la contre-offensive de l’été, atteindre les frontières du pays de 1991 reste « l’objectif stratégique » de Kiev. Cela signifierait reprendre la Crimée, la ville portuaire de Sébastopol et plusieurs autres régions sous contrôle russe.

Dans une interview accordée à The Economist au début du mois, le président ukrainien Vladimir Zelensky a décrit l’isolement de la Crimée comme un objectif « extrêmement important ». Il s’est dit confiant que les forces armées de son pays y parviendront en 2024. Le chef de l’Etat a également révélé que Kiev se concentrerait notamment sur le pont de Kertch, qui relie la Crimée au continent russe.
Dans cette optique, le président Zelensky a une nouvelle fois exigé que l’Allemagne fournisse des missiles de croisière Taurus à longue portée, ce que Berlin a jusqu’à présent refusé de fournir.

Ces derniers mois, l’Ukraine a mené des dizaines d’attaques sur la péninsule, utilisant des drones maritimes et aériens ainsi que divers missiles. Plus tôt en janvier, le ministère russe de la Défense a annoncé que ses défenses aériennes avaient intercepté 36 drones ukrainiens ainsi que dix roquettes au-dessus de la Crimée, dont plusieurs « Storm Shadows » fournis par les Britanniques.



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